Jean Loup Trassard revient vers nous avec la publication toute récente de “Verdure” aux éditions “Le temps qu’il fait”.
Déjà en 1998 , se montrait-il très pessimiste sur le devenir des campagnes :
“la civilisation rurale s’est laissé mourir parce qu’elle ne s’aimait pas. Elle avait adopté le point de vue des villes qui toujours se moquent des campagnes. Elle n’a pas défendu ses valeurs. Nous n’en sauverons que des souvenirs, encore faut-il se dépêcher ! Par contre, si nous ne nous levons pas ensemble pour protéger les paysages (ceux que les siècles ont jardinés), autoroutes, remembrement, agriculture industrielle vont bientôt effacer de notre géographie le tendre charme des campagnes françaises si variées. Plus de talus, plus d’arbres ni de fleurs, plus d’oiseaux, donc, écoutez, plus de musique printanière ! ”

D’année en année l’écrivain constate ces dégradations irréparables de sa campagne et laisse éclater sa colère… Un constat désabusé et rempli d’amertume de “l’homme des haies.”

Grande tristesse d’un écrivain qui a chanté la beauté de sa terre, magnifié la vie agricole mayennaise d’autrefois et ne s’en remet pas de voir tout disparaître : ” j’aimerais, avant de disparaître moi-même , entendre encore l’alouette chanter au-dessus de ma tête. Il y a de nombreuses années qu’elle ne vient plus “. ( texte de 2017) !

 

Actualités liées